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Scott.
Sir Walter Scott, 1er baronnet (15 août 1771 à Édimbourg - 21 septembre 1832 à Abbotsford) est un Poète et écrivain écossais. Avocat de formation, antiquaire par goût, il parcourt l'Écosse à la recherche de son passé. Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècles, il se lance dans la littérature, publiant des textes anciens (Sir Tristrem) ou appartenant à la tradition populaire (dans Les Chants de ménestrels de la frontière écossaise) autant que des poèmes de son cru, comme La Dame du lac. Puis, devant la gloire montante de Lord Byron, il se tourne vers le roman écossais, marqué par le succès de Waverley, avant d'évoluer vers le Roman historique, où il brille notamment avec Ivanhoé et Quentin Durward.
L'un des plus célèbres auteurs écossais avec David Hume, Adam Smith, Robert Burns ou Robert Louis Stevenson, il est traditionnellement surnommé le « Magicien du Nord » (Wizard of the North). Il est également, avec Wordsworth, Coleridge, Byron, Shelley ou Keats, l'une des plus illustres figures du romantisme britannique. Père du Roman historique, il a contribué à forger une image romantique de l'Écosse et de son histoire. C'est à lui, notamment, que l'on doit le retour de l'usage du Tartan et du Kilt, dont le port avait été interdit par une loi du Parlement en 1746.
Biographie
Jeunesse
La famille de Walter Scott appartient à une branche cadette du clan Scott, qui est installé dans la
région frontière de l'Écosse et dépend de la
Maison de Buccleuch. Le père de l'écrivain, Walter Scott (
1729-
1799) est un bourgeois d'
Édimbourg, qui a acheté la charge de «
Writer of the Signet » (c'est-à-dire un
Procureur, pour la
France de l'
Ancien Régime) en
1755. Sa mère, Anne Rutherford, est la fille de John Rutherford, professeur de médecine à l'université; elle descend des Haliburton de
Newmains, qui disposent du droit héréditaire d'être inhumé dans l'
Abbaye de Dryburgh. Le couple a douze enfants, dont John (qui deviendra major dans l'armée), Anne (qui mourra en
1801, après avoir été infirme toute sa vie), Thomas (qui sera trésorier payeur d'un régiment de l'armée et mourra au
Canada en
1823), Daniel (qui mourra dans le déshonneur en
1806). Neuvième enfant (et quatrième parmi les six qui ne mourront pas en bas âge), Walter, naît le
15 août 1771 à
Édimbourg dans les
vieux quartiers (College Wynd), assez malsains.
En 1772-1773, à huit mois, une Poliomyélite, mal soignée, le rend boiteux de la jambe droite. Pour le sauver, on l'envoie vivre au grand air chez son grand-père Robert Scott (ancien marin et commerçant de bétail qui a rompu avec les opinions traditionnelles de la famille en devenant, de jacobite, whig et presbytérien) à Sandyknowe, dans le Roxburghshire, où il vit de 1773 à 1775 avec sa grand-mère, sa tante Jenny et une vieille servante, Alison Wilson. Là, il découvre le monde de ses ancêtres, lit son premier poème (une ballade populaire), s'indigne du récit des représailles anglaises de 1745. En 1775-1776, on l'envoie avec sa tante aux eaux de Bath ; au passage, il voit Londres, apprend à lire, son oncle Robert (revenu des Indes) l'emmène au Théâtre voir Shakespeare. En 1777, à la mort de son grand-père, il rentre à Édimbourg. De retour à Édimbourg, il fait un nouveau séjour à Sandyknowe, où il visite le champ de bataille de Prestonpans et écoute les récits d'un vieux militaire, Dalgetty (dont le nom apparaîtra dans Une Légende de Montrose). Bien que passionnément jacobite, il souffre des défaites anglaises de la guerre d'Amérique. Chez ses parents, il dévore les livres : les poètes, Shakespeare, les histoires; sa mère favorise ses goûts littéraires.
De 1779 à 1783, après y avoir été préparé par un professeur particulier, il étudie à la High School d'Édimbourg, où il suit pendant deux ans les cours d'un certain Fraser, surtout réputé pour ses coups de fouet, puis d'Alexander Adam, auteur des Antiquités romaines, qui lui donne le goût de l'histoire. Il manifeste des dons remarquables pour le Latin. Il lit énormément : Homère, l'Arioste, Boiardo, le Tasse, Ossian (qu'il n'aime pas), Spenser, les Reliques of Ancient poetry de Percy (1765), L'Histoire des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Vertot (1726), Henry Fielding, Samuel Richardson, Tobias Smollett, des romans gothiques, des livres de colportage, des histoires, des récits de voyage. En 1783, il passe quelques mois à la campagne avec sa tante et fréquente l'école de Kelso, où il fait la connaissance de James et John Ballantyne.
Puis, de 1783 à 1786, il étudie le Droit à l'université d'Édimbourg. Il a des difficultés avec le grec, suit les cours de Dugald Stewart, s'initie à la logique et à l'histoire. À 13 ans, il entre dans une loge de la Franc-maçonnerie (son père a lui-même été initié en 1755)<Ref>Biographie maçonnique</Ref>. En mars 1786, son père, qui veut en faire un homme de loi (avocat ou Procureur) le prend en apprentissage dans son étude ; Scott déteste cette activité mais se soumet de bon coeur. Une hémorragie interne l'oblige peu après à garder le lit pendant plusieurs semaines. Il continue à lire beaucoup: de l'Italien, du Français (la bibliothèque bleue, la Bibliothèque des Romans, La Calprenède, Mademoiselle de Scudéry, Joinville, Froissart, Brantôme), de l'espagnol (Cervantes). Quand sa santé s'améliore, avec un de ses compagnons, il commence ses premières excursions historiques autour d'Édimbourg. Il entreprend de copier un recueil de chants populaires, fréquente un collectionneur de vieux livres et de vieux manuscrits, rencontre des hommes de lettres d'Édimbourg (Robert Burns, Adam Ferguson), explore les Highlands avec son père ou des camarades, récolte des anecdotes anciennes ou récentes (sur Rob Roy par exemple) et découvre les sites historiques et pittoresques.
De 1789 à 1792, il complète ses études de droit à l'université, où il suit un enseignement de Philosophie morale dispensé par Dugald Stewart, d'histoire universelle, de Droit civil, de droit écossais (avec David Hume, le neveu du philosophe). Cette dernière matière l'enthousiasme; il est fasciné par ce qu'il regarde comme un élément capital de la culture et de la société traditionnelle de l'Écosse, dont l'édifice juridique bâti au cours des siècles garantit son identité. Il noue des amitiés profondes et durables (W. Clerk, Adam Ferguson, le fils du philosophe), adhère à des clubs où il se fait connaître comme « antiquaire » et érudit, explore à cheval, pendant ses vacances, les régions reculées du Border et le Liddesdale, s'initie à tous les aspects du Folklore écossais et à tous les vestiges de son histoire nationale. En 1792, à vingt-deux ans, il soutient (en Latin) sa thèse de droit, Comment disposer des cadavres des criminels, puis entre au barreau, comme son père, où ses collègues le surnomment malicieusement « Duns Scott » du nom de John Duns Scot, théologien anglais de l'époque médiévale, qui écrivait en Latin, et devient avocat en 1792. Entre 1793 et 1795, il s'efforce de gagner des procès et d'augmenter des revenus fort bas. En même temps, pendant ses vacances, il poursuit ses voyages d'« antiquaire » et de folkloriste, enregistre des anecdotes sur les hauts faits de Rob Roy, visite le château et le site de Craighall (Tully-Veolan, le château du baron de Bradwardine, dans Waverley), ainsi que le château de Glamis, rencontre Old Mortality, dont il se souviendra dans son roman, recueille des ballades perdues et tente même de faire des fouilles. Par ailleurs, opposé à la Révolution française et proche des idées d'Edmund Burke, il participe au maintien de l'ordre et s'engage dans une milice pour lutter contre les partisans des idéaux révolutionnaires en Grande-Bretagne. La protection du duc de Buccleuch lui permet de devenir Adjudant. À cette époque, aussi, il connaît une passion malheureuse pour Williamina Beshes (une jeune fille de cinq ans sa cadette et d'un niveau social nettement plus aisé qui se laisse aimer, avant de s'éprendre d'un autre, William Forbes de Pitsligo, fils d'un banquier avec lequel elle se fiance en octobre 1796) ; Scott, qui se sent trahi, en est très affecté.
Poète
À l'âge de 25 ans, il commence à écrire, compose le
Chant de guerre du Midlothian (
1792), sa première oeuvre. Puis, atteint par la vogue de la poésie allemande, il apprend la
langue allemande et traduit (anonymement) des poèmes de Bürger, des drames germaniques (comme
Götz von Berlichingen de Goethe en
1799) et des adaptations poétiques.
En 1797, pour répondre à des menaces d'invasion française se forme à Édimbourg le Royal Edimburgh Volunteer Light Dragoons, dans lequel Scott s'engage avec enthousiasme. Au cours d'un voyage dans le Lake District, près de Cumberland, en compagnie de son frère John et d'Adam Ferguson, il fait la connaissance d'une jeune française émigrée, Charlotte Charpentier (rebaptisée Carpenter), pupille du Marquis de Downshire. Le 24 décembre 1797, il épouse à Carlisle la jeune femme, avec laquelle il aura quatre enfants : Charlotte Sophia (née en octobre 1799), Walter (né en octobre 1801), Anne (née en février 1803) et Charles (né en décembre 1805). Le couple s'installe à Édimbourg, George Street, dans le quartier « moderne », comme les parents de Scott, avant de rejoindre North Castle Street en 1798. L'été, il loue un cottage à Lasswade. Scott, lié par convictions et par fidélité à l'Establishment tory, en particulier à Henry Dundas (futur lord Melville), au duc de Buccleuch et à son fils, se fait nommer en 1799 shériff (une sorte de juge d'instruction itinérant) du comté de Selkirk. Ses fonctions, qui ne l'empêchent pas de travailler au barreau d'Édimbourg, arrondissent ses revenus.
En 1802, il se fait connaître en publiant trois tomes de ballades écossaises, Les chants de ménestrels de la frontière écossaise, qui regroupent tous les poèmes populaires du sud de l'Écosse qui ont enchanté son enfance, des ballades collectées grâce à un immense travail et des imitations originales de Scott qui travaille sur des manuscrits du Moyen Âge et parcourt le Liddesdale pour écouter des récitants, tout en accomplissant ses devoirs militaires dans le corps des volontaires du Middlothian Yeomenry County. Le livre est publié par James Ballantyne, qui publiait un journal à Kelso et s'installe à Édimbourg. À la même époque, Scott se lie avec le poète populaire Hogg (dit « le berger d'Ettrick ») et avec William Wordsworth.
En 1804, il publie Sir Tristrem, une version (qu'il juge plus pure que les versions continentales) du roman de Tristan dont il a découvert le manuscrit, et qu'il croit de Thomas d'Erceldoune, dit Thomas le Rhymer. Il adapte et achève le manuscrit médiéval. Par ailleurs, à partir de 1803, il collabore à la Revue d'Édimbourg (malgré sa couleur whig), éditée par Archibald Constable et dirigée par Fr. Jeffrey. Pour se rapprocher de Selkirk, il songe d'abord à relever les ruines du château des Scott à Auld Watt, puis loue le domaine d'Ashestiel, qui sera sa demeure d'été pendant de longues années. L'état de ses finances s'améliore avec l'héritage de son oncle Robert Scott. En 1805, Le Lai du dernier ménestrel connaît un grand succès (15 000 exemplaires en 5 ans) et lui apporte la célébrité. Le Premier ministre Pitt l'apprécie hautement. Installé à Ashestiel, entouré de ses chiens, de ses chevaux, servi par Tom Purdie (un ancien braconnier passé devant son tribunal et qui lui sera fidèle toute sa vie), il adopte le style de vie d'un gentilhomme-écrivain, qu'il conservera jusqu'à la fin. Pour garantir ses revenus, et grâce à ses protections politiques, il se fait nommer, en 1806, « Clerk of the Court of Session » (greffier de la Cour Suprême), fonction qui lui demande, six mois par an, cinq à six heures de travail par jour. Mais il n'a pu être nommé que comme successeur d'un titulaire qui continuera à recevoir des émoluments jusqu'à sa mort, et Scott remplira cette fonction sans recevoir de traitement jusqu'en 1812. En 1805, il s'associe avec Ballantyne, qui recherche des capitaux pour développer son Imprimerie et reçoit la moitié des deux tiers des bénéfices de la firme Ballantyne, qui va connaître des années de grande prospérité. La même année, en décembre, un quatrième enfant, Charles, voit le jour.
Entre 1807 et 1810, Scott est à l'apogée de sa gloire comme poète. Il publie Marmion ou la bataille de Flodden Field en 1808, poème narratif dont la Stance 17 du chant VI est particulièrement connue ; puis, en 1810, le très populaire La Dame du lac, long poème dont l'intrigue se situe dans les Highlands et qui lui rapporte deux mille guinées ; des passages traduits en Allemand deviendront le libretto de l'Ave Maria de Schubert. Quand il va à Londres, il est fêté comme un prince de la mode. Dans le même temps, au prix d'un immense travail, il édite les classiques anglais (ses éditions de Dryden et de Swift sont des monuments d'érudition). Tory fidèle, il rompt avec la Revue d'Édimbourg (une polémique l'oppose à Jeffrey à propos de Fox et de l'intervention anglaise en Espagne) et entre à la Quarterly Review, fondée en 1809, de couleur tory. De même, il abandonne Constable (trop whig) pour s'entendre avec l'éditeur londonien Murray.
En 1811 paraît La Vision de Rodéric, le dernier roi goth d'Espagne, poème espagnol nourri d'allusions à la politique anglaise et aux victoires en Espagne. La même année, Scott réalise son voeu le plus cher : devenir un laird. Il achète, pour 150 livres, un cottage de quatre pièces, Cartley Hole Farm, sur les bords de la Tweed, entre Kelso et Melrose, qu'il agrandit et qui deviendra Abbotsford. Immédiatement, il commence des projets d'agrandissement, d'embellissement, d'achats de terres et de plantations d'arbres qui vont l'occuper onze ans.
En 1813, il publie anonymement Rokeby et Le Mariage de Triermain. La firme Ballantyne and Co connaît une grave alerte financière ; Scott dépense beaucoup et l'Imprimerie marche mal. Constable accepte de les aider, mais ce n'est pas suffisant, et Scott doit demander au duc de Buccleuch une garantie de 4 000 livres. La même année, il refuse la proposition du Prince-Régent d'être nommé poète lauréat.
Le romancier de l'Écosse
En
1813, il reprend un roman ébauché en
1805,
Waverley, qu'il publie anonymement chez
Constable, en juillet
1814. L'ouvrage connaît un immense succès. Dans cet ouvrage, Scott décrit les aventures d'un jeune Anglais qui, par amour pour la fille d'un chef de clan écossais, se retrouve mêlé à la
révolte jacobite de
1745. Pendant l'été, il fait le tour de l'
Écosse par la mer, d'
Édimbourg à
Greenock, à bord du yacht de Robert Stevenson (le grand père du romancier), inspecteur des phares. Par ailleurs, il rédige pour l
Encyclopædia Britannica (reprise par Constable) trois articles sur la « chevalerie », le « théâtre » et les « romans épiques ou idylliques ». En 1815, Scott publie coup sur coup (sous son nom) un poème, Le Lord des îles, et un deuxième roman (anonymement), Guy Mannering, dont l'histoire se situe vers 1790. Devant l'engouement du public pour les poèmes de Lord Byron, dont l'immense succès de Childe Harold (1812), il abandonne la Poésie pour se consacrer essentiellement au roman. Il se rend à Londres, où il a une longue conversation avec Byron, chez l'éditeur John Murray. Il est reçu par le Régent qui l'appelle Walter et porte un toast à « l'auteur de Waverley ». Puis il fait un voyage sur le continent, où il visite le champ de Bataille de Waterloo et séjourne à Paris, où il est accueilli par Wellington, lord Castlereagh et le tsar. Il laisse un récit de son voyage dans les Lettres de Paul et dans La Bataille de Waterloo (édité au profit des veuves et des orphelins de la bataille en 1815). En
1816 paraît
L'Antiquaire, le
roman préféré de Scott, dont l'intrigue se déroule en
1804. Mais ses besoins d'argent s'aggravent, pour agrandir
Abbotsford, et il veut échapper à la tutelle du seul
Constable. Aussi publie-t-il (toujours sous l'anonymat) une nouvelle série de romans chez l'
éditeur londonien Murray et son correspondant écossais
Blackwood, sous le titre
Les Contes de mon hôte, dont la première série comprend
Le Nain noir et
Old Mortality (qui décrit la répression des
Covenantaires sous Charles II en
1679). L'éditeur fictif est un personnage caricatural, Jedediah Cleishbotham, sacristain et maître d'école à Gandercleuch, qui est sensé publier le travail d'un certain Peter Pattieson. En janvier
1817, Scott publie son dernier long
poème,
Harold l'Intrépide, puis part, durant l'été, à travers l'
Écosse visiter les sites qui seront évoqués dans le roman auquel il travaille,
Rob Roy. À
Abbotsford, durant l'été, il reçoit la visite de
Washington Irving, qui laissera un long récit de ce séjour.
En 1818 paraît Rob Roy, avec la mention « par l'auteur de Waverley ». Dans ce roman, il évoque la figure historique de Rob Roy et la révolte jacobite de 1715. Jouant de la rivalité qui oppose ses éditeurs, Scott consent à donner à Constable la seconde série des Contes de mon hôte, à condition qu'il reprenne tout le stock invendu de Ballantyne. Cette seconde série comprend Le Coeur du Midlothian (1818), qui part de l'émeute Porteous, qui eut lieu à Édimbourg en 1736, et décrit le périple d'une fille du peuple, Jeanie Deans, pour sauver sa soeur, accusée d'Infanticide. La même année, il assiste avec émotion à la redécouverte des Regalia d'Écosse, insignes de la royauté écossais qui avaient disparu depuis cent ans. Bien qu'il blâme sa prédilection pour les horreurs (moquées par Edgar Allan Poe), Scott collabore au Blackwood's Magazine, rival de lEdinburgh Review.
À cette époque, il atteint un niveau exceptionnel de popularité et de fortune (au moins 10 000 £ de revenu annuel) en Europe. En 1819, paraît la troisième série des Contes de mon hôte chez constable, La Fiancée de Lammermoor, un roman noir à la manière de Roméo et Juliette évoquant l'amour de deux jeunes gens appartenant à des familles ennemis, dans l'Écosse vers 1669, et Une Légende de Montrose (qui décrit l'Écosse et les Highlands sous Charles Ier, pendant la guerre civile). Souffrant de plus en plus de sa jambe et de calculs biliaires, sous l'effet de fortes doses de Laudanum, Scott dicte à John Ballantyne et à William Laidlaw ses romans dans une sorte de transe. Quand son état de santé s'améliore, il affirme à Ballantyne en découvrir les épisodes en même temps que les lecteurs, tant l'opium a troublé sa mémoire. La même année, il reçoit le titre de baronnet et obtient une commission d'officier pour son fils aîné, Walter, qui sera Cornette chez les hussards.
Le roman historique
Le
24 décembre 1819, quelques jours avant la mort de sa mère, Scott, qui jusque-là décrivait le passé récent de l'
Écosse, fait paraître son premier vrai roman historique avec l'évocation de l'
Angleterre du
XIIe siècle dans
Ivanhoé. En moins de deux semaines, le premier tirage de 10 000 exemplaires est épuisé. Suivent
L'Abbé (sur
Marie Stuart) et
Le Monastère en
1820, puis
Kenilworth (qui raconte l'histoire d'Élisabeth et Amy Robsart) et
Le Pirate (qui prend pour toile de fond la vie dans les
Orcades en
1724) en
1821. En
1820, il fait un séjour à
Londres pour recevoir du nouveau roi George IV son titre de
Baronnet (le
30 mars). Il se fait faire un portrait par Thomas Lawrence et un buste par Chantrey. Sa fille Sophia se marie, le
29 avril, avec
John Gibson Lockhart, un jeune écrivain tory, ami de la famille depuis plusieurs années, qui sera le biographe de Scott. John Ballantyne publie une collection de romanciers ; Scott se charge d'écrire un essai sur chacun d'entre eux ; il commence par une
Vie de Fielding, puis celle de
Smollett.
En 1822, Scott publie deux romans : Les Aventures de Nigel et Peveril du Pic et deux poèmes historiques : The Halidon Hill et Mac Duff's Cross. La même année George IV fait une visite officielle en Écosse (il est le premier roi d'Angleterre à poser le pied sur le sol écossais depuis le XVIIe siècle). Scott organise les manifestations de bienvenue à Édimbourg : il fait figurer les clans, retrouve leur antique ordre de préséance, discipline les rivalités. Revêtu d'un Tartan (dont il relance la mode) aux couleurs des Campbell, il accompagne partout le roi (qui a revêtu un Kilt). Le roi le fait féliciter par Robert Peel. Scott en profite pour réclamer la restauration des pairies écossaises (supprimées après les insurrections jacobites) et le retour à Édimbourg du canon géant Mons Meg (saisi par les Anglais en 1746).
En 1823, c'est au tour de la France du XVe siècle et la lutte entre Louis XI et Charles le Téméraire d'être décrite à travers l'histoire d'un garde écossais dans Quentin Durward. En revanche, c'est dans le passé récent de l'Écosse qu'il puise le sujet de Redgauntlet, paru en 1824, qui décrit l'écrasement définitif des conspirations en faveur des Stuart en 1767. De même, l'intrigue des Eaux de Saint-Ronan, pour une fois, se situe au XIXe siècle. En 1825, Scott marie son fils, maintenant Capitaine, à une héritière et lui donne la propriété d'Abbostford (contre une rente annuelle à verser). Il commence une nouvelle série de romans : les Histoires du temps des Croisades, dont les deux récits, La Fiancée et Le Talisman, paraissent la même année. Par ailleurs, Constable crée une collection de livres à bon marché (les Constable's Miscellaneous) paraissant tous les mois : le premier sera La Vie de Napoléon de Scott.
Les dernières années
Toutefois, tandis qu'il rassemble sa documentation, en vue de ce travail, les associés londoniens de
Constable connaissent des difficultés financières. Ses deux éditeurs,
Constable et Ballantyne, tombent à leur tour, entraînant Scott dans leur ruine. En février
1826, il se retrouve avec 117 000 livres de dettes. Refusant de faire banqueroute, tout autant que l'idée, lancée par certains de ses amirateurs, d'une souscription nationale, il réussit à sauver ses biens, mais engage sa plume, se fait assurer sur la vie au profit de ses créanciers, vend aux enchères sa maison de Castle Street, à
Édimbourg, hypothèque les meubles et le domaine d'
Abbotsford, congédie la plupart de ses domestiques et renonce à tout autre revenu que ses fonctions. Il écrit un roman sur
Cromwell et le futur Charles II à la fin de la première révolution anglaise,
Woodstock (vendu pour 8 000 livres à Longman), puis reprend
La Vie de Napoléon. En même temps, il publie un
Pamphlet, les
Lettres de Malachi Malagrowther, pour défendre les banques écossaises, menacées de perdre le droit de faire circuler leurs propres billets. La polémique lui vaut plusieurs inimitiés politiques, mais le gouvernement recule. Le
15 mai 1826, son épouse meurt.
En octobre, il part à Paris en compagnie de sa fille Anne pour faire un voyage d'études, qui doit compléter les nombreux documents mis à sa disposition par le gouvernement britannique, en vue de sa Vie de Napoléon. Il est unanimement fêté. En 1820, la Traduction du roman Ivanhoé avait créé un engouement extraordinaire, qui avait lancé la mode des romans historiques, et un accord avait été passé entre son éditeur de Londres et celui de la rue de Saint-Germain-des-prés (permettant à chacun de ses livres de paraître simultanément à Londres et à Paris, avec la Traduction d'Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret). Lors de son séjour, on joue Ivanhoé, sur une musique de Rossini, à l'Opéra, Louis XI à Péronne (adapté de Quentin Durward) au Théâtre français, Leicester de Scribe et Auger (tiré du Château de Kenilworth) et La Dame blanche (une Adaptation inspirée à la fois du Monastère et de Guy Mannering) à l'opéra-comique. Il est même reçu par le roi Charles X.
En 1827, pour la première fois, Scott reconnaît, au cours d'un dîner et en réponse à un toast, qu'il est le « Grand Inconnu ». Au début de l'été paraît en neuf volumes La Vie de Napoléon, qui crée une polémique avec le général Gourgaud (qui manque de finir en duel), la première série des Chroniques de Canongate, un recueil de Mélanges et rembourse plus de 35 000 livres. En 1828, il continue à produire abondamment, publie la suite des Chroniques (le roman La Jolie Fille de Perth, qui se situe en Écosse à la fin du XIVe siècle), commence à faire paraître les Contes d'un grand-père (une histoire de l'Écosse dédiée à son petit-fils John Hugh Lockhart), dont la publication se poursuit jusqu'en 1831. En outre, il entreprend, chez l'éditeur Cadell, une réédition complète de ses romans, les Waverley Novels (édition dont Scott parle comme étant son Magnum Opus ; il rédige une Préface générale (où il expose les raisons et les moalités pratiques de ses années d'anonymat) qui paraîtra en 1829 et reprend tous ses romans, qu'il enrichit méthodiquement de notes.
En 1829, son second fils engage une carrière dans la Diplomatie. Assisté de sa fille Anne, il publie Anne de Geierstein, qui est un succès commercial, écrit un drame, La Tragédie Ayrshire, tiré d'un fait divers du XVIIe siècle, une autre pièce, La Maison d'Aspen et entame son Histoire d'Écosse. Toutefois, le travail l'épuise, et sa santé se dégrade ; il souffre notamment de crises de rhumatisme aiguës et de problèmes de vue. Le 15 février 1830, il a une grave attaque d'apoplexie, dont il se remet. Une seconde crise intervient en novembre. La même année, il publie la quatrième série des Contes d'un grand-père et ses Lettres sur la Démonologie et la Sorcellerie. Mais, affaibli, il doit résilier sa charge de « Clerk of the Court of Session ». Il refuse les propositions de postes ou de sinécures du ministère (whig). Il lui reste 60 000 livres de dettes.
Après la révolution de 1830, il organise la réception à Édimbourg de Charles X, qui s'est réfugié au Palais de Holyrood, demeure de ses ancêtres Stuart. En novembre, il est victime d'une nouvelle attaque, d'autant que l'agitation politique pour la réforme électorale lui crée de vives inquiétudes. Profondément conservateur, proche des tories, il tente de s'opposer à ce projet de loi (qui sera adopté en 1832), qui vise à modifier le découpage électoral (inchangé depuis l'époque des Tudor), à mieux représenter les grandes villes et à faire disparaître les Bourgs pourris, et multiplie les meetings. La réforme adoptée, il est persuadé que la Révolution française va traverser la Manche et détruire les dernières traditions du Royaume-Uni. Malgré son prestige, il est violemment conspué lors d'une réunion électorale à Jedburgh.
Obsédé par ces craintes, surmené par le travail, affaibli par la maladie, il craint, par ailleurs, de perdre son génie. Son nouveau roman, Le Comte Robert de Paris, avance difficilement, et il doit le réécrire. Il subit une nouvelle attaque en avril 1831. Pour son dernier roman, Le Château dangereux, qui se situe dans le château de Douglas, il fait un ultime voyage à travers l'Écosse. Dans cet ouvrage, il évoque la figure du barde et devin Thomas le Rhymer et de son poème Sir Tristrem, qu'il avait édité en 1804. Mais sa santé réclame un climat chaud. Le gouvernement met une frégate à sa disposition, et, en octobre, il part en compagnie de son gendre Lockhart pour Malte et l'Italie. Pendant le voyage, à la demande expresse de son gendre, il rédige partiellement un nouveau roman, Le Siège de Malte. Débarqué à Naples le 27 décembre 1831, deux mois après son départ de Portsmouth, il visite Rome (où il s'incline devant le tombeau du dernier des Stuart), puis se repose quelque temps à Tivoli et à Frascati. Pour rentrer en Angleterre, il décide de descendre le Rhin. Néanmoins, en juin 1832, il est frappé par une nouvelle crise et débarque à Nimègue, dans un état grave. Quand il arrive à Londres, il est presque inconscient et presque muet et ne s'anime qu'en entendant parler d'Abbotsford et de l'Écosse. Ramené en bateau à Abbotsford, il meurt de Paralysie en le 21 septembre 1832. Il est enterré le 26 dans les ruines de l'Abbaye de Dryburgh, où repose déjà son épouse Charlotte.
À sa mort, il devait encore 54 000 livres. Ses héritiers négocient avec Cadell la cession de ses droits d'auteur, pour lesquels l'éditeur verse 33 000 livres.
Postérité
Scott a été un précurseur pour deux tendances majeures qui se sont affirmées avec le temps : le
Roman historique, dont le succès lui a valu d'innombrables imitateurs au
XIXe siècle, et la culture des
Hautes Terres de l'
Écosse, après le cycle d'
Ossian de
James Macpherson, dans ses romans écossais comme dans les usages vestimentaires, puisqu'il a rétabli l'usage du
Kilt et des
tartans. En son honneur, la
gare centrale d'
Édimbourg a été nommée Waverley en
1854 et son image apparaît sur les billets émis par la
Banque d'Écosse. Un
monument à son nom se trouve aussi à
Édimbourg.
À l'inverse d'un Dumas qui décrit dans ses romans des personnages historiques, Walter Scott crée des personnages de fiction, qui jouent un rôle secondaire au regard de l'Histoire, pour camper les héros de son intrigue. Ce choix, repris notamment par Pouchkine dans La Fille du capitaine, permet de mettre en scène plus directement les gens du peuple face aux grands personnages historiques et de montrer plus facilement les deux camps en présence. Surtout, Scott déploie tous ses talents de conteur dans ses romans, n'hésitant pas à passer d'une scène à l'autre du Comique au Tragique (ou du Sublime au Grotesque, selon la définition de Victor Hugo dans la préface de Cromwell), pour rendre vivante la réalité de l'époque qu'il décrit,. Il montre une prédilection particulière pour les personnages de « bores » (raseurs), qui peuplent nombre de ses romans. En outre, ses ouvrages sont marqués par le Bilinguisme, avec des passages en Anglais et d'autres en broad Scots. Lui-même parlait la langue des Lowlands, marquée par l'Anglais et le scandinave, au contraire du parler celtique des Highlands, le gaélique écossais. De même, parmi une foule d'auteurs, où l'on retrouve le chroniqueur Jean Froissart, son oeuvre fourmille de références à la Bible du roi Jacques et à Shakespeare, régulièrement cités.
L'oeuvre de Scott n'a pas été exempte de critiques. Dans Vie sur le Mississippi (1883), Mark Twain reproche à Scott d'avoir fait paraître la bataille sous un jour romantique, considérant que cette vision a joué dans la décision du Sud de se lancer dans la Guerre de Sécession en 1861,,. On considère que Twain vise Scott quand il parodie les histoires de chevalerie dans Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur, de même que dans Les Aventures de Huckleberry Finn, où, au treizième chapitre, le bateau à vapeur qui fait naufrage porte le nom de « Walter Scott ».
Après avoir connu un immense succès durant tout le XIXe siècle, l'oeuvre de Walter Scott est tombée quelque peu dans l'oubli après la Première Guerre mondiale, étant reléguée à la littérature d'enfance et de jeunesse, dans des versions expurgées. En 1902, déjà, Gilbert Keith Chesterton déplore la négligence des lecteurs de son temps à l'égard de l'oeuvre de Scott, dont l'origine viendrait, suppose-t-il, de ce qu'ils ne supportent plus ce qui leur semble des longueurs.
Le ton est donné à partir du classique d'E. M. Forster, Aspects du roman (1927), qui contribue au désamour à l'égard de Scott, décrit comme un auteur maladroit au style négligé, bâtissant des intrigues bancales. Ses romans sont alors jugés trop lourds ; sa prolixité et ses digressions s'opposent à la concision et au souci dans l'arrangement des effets d'un Stevenson.
Scott a également souffert de l'ascension de Jane Austen. Jugée tout au plus comme une « romancière pour femmes » au XIXe siècle, Austen a commencé à être considérée, au XXe siècle, comme l'un des plus importants romanciers britanniques des premières décennies du XIXe siècle. Dans le même temps qu'Austen accédait aux premiers rangs de la littérature britannique, l'intérêt pour Scott a diminué, alors même qu'il avait été l'un des premiers hommes de lettres à distinguer le génie de sa consoeur.
Après des décennies d'oubli, on assiste à un regain d'intérêt pour son oeuvre depuis le bicentenaire de sa naissance, dans les Années 1970 et 1980. La tendance postmoderniste vers les récits discontinus, avec l'introduction de la première personne, constitue un terreau plus favorable à l'épanouissement des ouvrages de Scott que le goût moderniste,. En dépit de toutes ses maladresses, Scott est maintenant jugé comme un créateur important et une figure majeure dans l'histoire de la littérature en Écosse et dans le monde. En France, ses romans font ainsi l'objet d'une édition dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade aux éditions Gallimard.
Bibliographie
Poésie
- Chant de guerre du Midlothian, 1792
- Les Chants de ménestrels de la frontière écossaise (The Minstrelsy of the Scottish Border), 1802-3
- Sir Tristrem, 1804
- Le Lai du dernier ménestrel (The Lay of the Last Minstrel), 1805
- Ballades et Pièces lyriques (Ballads and Lyrical Pieces), 1806
- Marmion, ou la bataille de Flodden-Field, 1808
- Le Jeune Lockinvar (Young Lockinvar), 1808
- La Dame du lac (The Lady of the Lake), 1810
- La Vision de Rodéric, le dernier roi goth d'Espagne (The Vision of Don Roderick), 1811
- Le Mariage de Triermain (The Bridal of Triermain), 1813
- Rokeby, 1813
- La Bataille de Waterloo (The Field of Waterloo), 1815
- Le Lord des îles (The Lord of the Isles), 1815
- Harold l'Intrépide (Harold the Dauntless), 1817
- The Halidon Hill, 1822
- La Croix de Mac Duff (Mac Duff's Cross), 1822
Romans et nouvelles
Les Waverley Novels
- Waverley, 1814
- Guy Mannering, 1815
- L'Antiquaire (The Antiquary), 1816
- Rob Roy (1818)
- Ivanhoé (Ivanhoe), 1820
- Kenilworth, 1821
- Le Pirate (The Pirate), 1821
- Les Aventures de Nigel (The Fortunes of Nigel), 1822
- Peveril du Pic (Peveril of the Peak), 1822
- Quentin Durward, 1823
- Redgauntlet, 1824
- Les Eaux de Saint-Ronan (St. Ronan's Well), 1824
- Récits des croisés, La Fiancée (Tales of the Crusaders, The Betrothed), 1825
- Récits des croisés, Le Talisman (Tales of the Crusaders, The Talisman), 1825
- Woodstock, 1826
- Chroniques de la Canongate, 2e série, La Jolie fille de Perth, ou Le Jour de la Saint-Valentin (Chronicles of the Canongate, 2nd series, The Fair Maid of Perth), 1828
- Anne de Geierstein, ou La Fille des brumes (Anne of Geierstein), 1829
Les contes de mon hôte
- 1re série, Le Nain noir (Tales of my Landlord, 1st series, The Black Dwarf), 1816
- 1re série, Les Puritains d'Écosse (Tales of my Landlord, 1st series, Old Mortality), 1816
- 2e série, Le Coeur du Midlothian, aussi traduit La Prison d'Edimbourg (Tales of my Landlord, 2nd series, The Heart of Midlothian), 1818
- 3e série, La Fiancée de Lammermoor (Tales of my Landlord, 3rd series, The Bride of Lammermoor), 1819
- 3e série, Une Légende de Montrose (Tales of my Landlord, 3rd series, A Legend of Montrose), 1819
- 4e série, Château dangereux (Tales of my Landlord, 4th series, Castle Dangerous), 1832
- 4e série, Le Comte Robert de Paris (Tales of my Landlord, 4th series, Count Robert of Paris), 1832
Contes de sources bénédictines
- L'Abbé (Tales from Benedictine Sources, The Abbot), 1820
- Le Monastère (Tales from Benedictine Sources, The Monastery), 1820
Contes et nouvelles
- Chroniques de la Canongate, 1re série, comprenant La Veuve des Highlands, Les Deux Bouviers, Le Miroir de ma Tante Marguerite, La Mort de Laird'Jock et La Fille du Chirurgien (Chronicles of the Canongate, 1st series), 1827 (nouvelles)
- Contes d'un grand-père, (Tales of a Grandfather), 1re série, 1828 ; 2e série, 1829 ; 3e série, 1830
Traductions
- The Chase (traduction) (1796)
- William and Helen, Two Ballads from the German (traducteur) (1796)
- Götz von Berlichingen (traduction) (1799)
Récits, essais
- Les Antiquités de la frontière de l'Angleterre et de l'Écosse (The Border Antiquities of England and Scotland), 1814-1817
- Lettres de Paul (Paul's Letters to his Kinsfolk), 1816
- Antiquités provinciales et Scènes pittoresques de l'Écosse (Provincial Antiquities and Picturesque Scenery of Scotland), 1819-1826
- Biographie littéraire des romanciers célèbres (Lives of the Novelists), 1821-1824 (9 vols.)
- Lettres de Malachi Malagrowther (Letters of Malachi Malagrowther), 1826
- Vie de Napoléon (The Life of Napoleon Buonaparte), 1827
- Discours religieux (Religious Discourses), 1828
- Histoire d'Écosse (History of Scotland), (1829-1830), 2 vols.
- Essais sur la ballade (Essays on Ballad Poetry), 1830
- Lettres sur la démonologie et la sorcellerie (Letters on Demonology and Witchcraft), 1831
Théâtre
- Le Destin malheureux de Devorgoil (The Doom of Devorgoil), 1830
- La Maison d'Aspen, 1830
- Auchindrane, la Tragédie d'Ayrshire (Auchindrane, the Ayrshire Tragedy), 1830
OEuvres complètes
- The Waverley Novels, 1829-1833 (48 vols.)
- Poetical Works, 1833-1834 (12 vols.)
- Miscellaneous Prose, 1834-1871 (30 vols.)
Éditions récentes de l'oeuvre de Walter Scott
- Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fiancé de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981. Préface, présentation, chronologie et note de Michel Crouzet.
- Woodstock, éditions Florent-Massot, 1994, avant-propos d'Henri Suhamy et chronologie.
- Waverley et autres romans, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, 2003. Introduction de Jean-Yves Tadié, traduction et présentation de Waverley par Henri Suhamy, traduction et présentation du Nain noir par Alain Jumeau, traduction et présentation du Coeur du Mid-Lothian chronologie, bibliographie par Sylvère Monod.
- Redgauntlet, éditions du Rocher, collection Motifs, 2007, préface de James McCearney.
- Ivanhoé et autres romans, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, 2007. Introduction de Jean-Yves Tadié, chronologie de Sylvère Monod. Traduction, présentation et notes dIvanhoé par Henri Suhamy, traduction de Quentin Durward par Philippe Jaudel, présentation et notes par Pierre Morère, traduction, présentation et notes du Talisman par Sylvère Monod. Notices et complément bibliographique d'Henri Suhamy.
OEuvres consacrées à Walter Scott
- (en) Richard H. Hutton, Vie de Sir Walter Scott, MacMillan & Co, Londres et New York, 1888
- (fr) Camille Le Rocher, « Walter Scott », Profils d’écrivains anglais. Études biographiques, Desclée, de Brouwer, Lille, Paris, 1903
- (fr) Louis Maigron, Le Roman historique à l'époque romantique. Essai sur l'influence de Walter Scott, Paris, Éditions H. Champion, 1912
- (fr) Reginald William Hartland, Walter Scott et le roman frénétique. Contribution à l'étude de leur fortune en France, Paris, Éditions H. Champion, « Bibliothèque de la Revue de littérature comparée », 1928 (réédition en fac-similé : Genève, Éditions Slatkine, 1975)
- (en) John Buchan, Sir Walter Scott, Coward-McCann Inc., New York, 1932
- (fr) Hubert Teyssandier, Les Formes de la création romanesque à l'époque de Walter Scott et de Jane Austen, Paris, Éditions Didier, 1977
- (fr) Henri Suhamy, Sir Walter Scott, Paris, Éditions De Fallois, 1993
- (fr) James M. Bennett, Walter Scott, Waverley : Imaginaire romantique et réalité historique, Éditions Messène, Collection Prépa Capes-Agrégation, 1998
- (fr) Michael Hollington, Sir Walter Scott, Paris, Éditions Ellipses, 1998
- (fr) Georges Lamoine, Waverley de Sir Walter Scott, Paris, Éditions du Temps, 1998
- (fr) Georges Lamoine (dir.), Waverley de Sir Walter Scott, Paris, Éditions du Temps, « Lectures d'une oeuvre », 1998
- (fr) Jean-Pierre Naugrette, Walter Scott, Waverley, Paris, Éditions Didier érudition/CNED de Poitiers, « Didier concours », 1998
- (fr) Henri Suhamy (dir.), Waverley de Sir Walter Scott, Paris, Éditions Ellipses, « Capes, agrégation d'anglais », 1998
- (fr) Fiona McIntosh, La Vraisemblance narrative : Walter Scott, Barbey d'Aurevilly, Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 2002
- (fr) Muriel Pécastaing-Boissière (maître de conférence en civilisation britannique à l'université de Paris IV-Sorbonne), « Walter Scott, précurseur de l'Angleterre victorienne », 2002
Voir aussi
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Articles connexes
Liens externes
- (fr) Ivanhoé, Rob Roy, La Fiancée de Lammermoor, Contes et ballades, mélanges poétiques et Ivanhoé, traduit par Alexandre Dumas dans la Bibliothèque électronique du Québec
- (fr) La Veuve des Highlands dans la Bibliothèque de Littérature Spiritualiste Et Mystique
- (fr) Romans, poèmes, essais de Walter Scott sur Gallica
- (en) Les archives numériques de Walter Scott, de la bibliothèque de l'université d'Édimbourg : chronologie, biographie, bibliographie, oeuvres et portraits
- (en) Biographies et oeuvres
-
- (fr) Liste des éditions récentes de l'oeuvre de Walter Scott et sur l'auteur
- (en) Site consacré au monument Scott d'Édimbourg
Notes et références
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